Focus sur l'histoire du bagne en France

Modifié par Lucieniobey

« C'est pire que le bagne ! » : les expressions françaises utilisant ce mot ne manquent pas, qui servent à désigner de façon figurée des situations particulièrement pénibles ou contraignantes, mais à quelle réalité renvoie précisément cette notion ?

Le bagne désigne à l'origine un établissement carcéral qui adjoint à la privation de liberté une peine de travaux forcés ; la plupart des bagnes se trouvaient d'abord dans des ports français, puis en outre-mer, notamment en Guyane. Les bagnes peuvent être considérés comme un dérivé des galères, ces navires-prisons sur lesquels des détenus étaient mis aux fers et condamnés à ramer. Lorsque ce type de bateau n'est plus considéré comme viable, notamment avec le développement de nouveaux types de navires, bien plus rapides, au cours du XVIIIe siècle, les galériens sont rattachés à des prisons portuaires et, en lieu et place de ramer, ils effectuent des travaux de construction et d'entretien souvent extrêmement pénibles.

À partir du milieu du XIXe siècle, dans la double perspective d'éloigner de la France hexagonale ceux ayant été jugés comme criminels, mais aussi pour peupler et développer ces territoires éloignés, le bagne se déporte dans les différentes colonies françaises : Algérie, Nouvelle-Calédonie, et surtout Guyane. De nouvelles règles juridiques vont en effet contraindre les détenus, condamnés à une certaine durée ou récidivistes, à rester sur place une fois leur peine effectuée. 

Des centaines de milliers de Français, dont des enfants, auront connu la détention au bagne, et nombre y seront morts avant que ces structures carcérales ne soient définitivement fermées en 1953.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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